LA PLATEFORME D’INFORMATION, DE FORMATION ET DE PARTAGE D’ARCOTHOVA
Sélectionner une page

Post-SFAR

La grande messe du Palais des Congrès est terminée, et nous sommes  tous retournés au plus vite dans nos hôpitaux, malgré les embouteillages et les longs trajets. Certes la ligne 13 ou le PC, c’est quand même un peu plus rapide que le TGV pour le Sud, mais l’arrivée est beaucoup moins réjouissante… et c’est un transfuge parisien qui vous le dit… désolé…

Donnez nous votre avis sur ce congrès de la SFAR et sur les sessions ARCOTHOVA.

Avez-vous bien différencié ces sessions du reste du congrès, ou bien tout avait-il le même parfum ?

Le comité d’organisation du Congrès de la SFAR a essayé d’éviter les doublons et il fut possible d’aller successivement sur les différentes sessions concernant les centres d’intérêt d’ARCOTHOVA.

Des thématiques ont pu être décevantes car les aspects essentiels du sujet n’ont pas été abordé, ainsi la session ARCOTHOVA sur le côté droit du cœur, nous a un peu laissé sur notre faim. Les messages destinés aux plus jeunes ont été pauvres et les laisseront désarmés face à une dysfonction droite en post-opératoire. Que feront-ils  au moment du sevrage de la CEC après transplantation cardiaque, en découvrant un VD dilaté à l’ETO ?

La controverse, sur l’intérêt de l’ECMO lors de l’arrêt cardiaque réfractaire, était plus consistante. Deux points de vue s’opposaient, pas le fait d’être pour ou contre, a priori, tout le monde se rend bien compte que lorsque les critères sont bien respectés, c’est une thérapeutique incontournable.

En fait, c’est l’organisation de la filière des patients en ECMO qui était mise en question. Soit le schéma parisien qui offre des places de réanimation médicale pour ces patients que le SAMU leur transfert. Soit  le schéma plus classique des autres villes qui voit ces patients occuper les lits des réanimation post-opératoire de chirurgie cardiaque. La conséquence étant un conflit entre les chirurgiens qui ont des patients à opérer et les réanimateurs qui peuvent difficilement refuser ces patients, par manque de structure spécifique.

Une réflexion nationale, entre tous les acteurs, devrait s’établir pour faire bénéficier aux patients d’une même prise en charge quelques soient les régions concernées, en s’inspirant de ce qui est efficace.

Philippe Mauriat